Bariloche, un plaisir pour les yeux

Nous avons posé nos valises pour 3 nuits à Bariloche. Les paysages sont merveilleux mais le froid est polaire. Nous n’avions plus l’habitude! Nous sommes arrivés avec la neige et bénéficions maintenant d’un soleil radieux! Bariloche est réputé pour être la petite Suisse de l’Argentine. C’est aussi la capitale du chocolat et autant vous dire, qu’on s’est fait plaisir! Nous avions arrêté le chauffage dans le camping car mais avons revu notre copie lorsque ce matin, nous nous sommes rendus compte que l’eau commençait à geler. Heureusement pas de casse! Grâce à la famille Stes (qui vit au Danemark) dont l’aîné Victor a fait son échange à Bariloche, il y a deux ans, nous avons fait la connaissance de sa famille d’accueil: Dolores, Pablo, Tobias et Julia. Nous avons partagé deux repas, dont un asado préparé comme un chef par Pablo. C’est une vrai institution pour les Argentins et un plaisir pour les convives! Les jeunes ont fait des jeux de cartes endiablés,! C’est toujours incroyable de voir cette jeunesse et maintenant même moins jeune… de voir avec quelle rapidité les liens se créent.

Nous avons fait le circuito Chico et avons aussi visité le centre ville et c’est déjà le départ pour Tandil à plus de 1500 kms de là pour aller rejoindre Célina et sa famille.

Notre maison de location:

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Une famille au Chili

Comme souvent, grâce à l’échange de Louanne et à cette multitude de connexions, réseaux que cela a engendrées, nous avons pu faire la connaissance d’une famille Chilienne: la famille de Felipe. Felipe a fait son échange l’année dernière à Amiens, dans « les Hauts de France ». Il étudie maintenant à Santiago et sa maman habite à Santa Cruz. Nous avons fait la connaissance de Felipe à Santiago et ce dernier nous a gentiment invité chez lui pour le week-end. Nous avons été accueilli à bras ouverts et avons partagé un assado, des empanadas maisons et de notre côté, nous avons cuisiné nos fameuses crêpes bretonnes! Nous sommes partis le jour de la fête des mères, qui n’est pas le même qu’en France. Comme nous étions un peu perdu dans les dates, j’ai fêté la fête à ma maman, qui m’a remercié mais m’a demandé pourquoi! Mes filles aussi étaient un peu déroutées dans cet imbroglio de dates. Du coup, nous avons opté pour choisir à l’avenir, notre propre date pour célébrer la fête des mères et des pères. J’ai donc eu la surprise à Púcon, d’avoir un petit déjeuner au lit, au coin du poêle à bois et une journée extraordinaire. J’avoue ne pas aimer ces journées conventionnelles et préfère beaucoup plus que la date soit choisie par mes filles, au moment qui leur semble opportun. Nous avons donc convenu de faire comme cela à l’avenir! Un grand merci à Felipe, sa maman Andrea, Secundo et Martin!

Passage en Argentine

Pour la deuxième fois au cours de ce voyage, nous passons la frontière Argentine. Une fois encore, une anecdote à raconter! Comme à chaque fois, le camping car doit passer à l’inspection sanitaire par un douanier du ministère de l’agriculture. Les fruits, les légumes, le miel, les produits laitiers sont interdits d’un pays à l’autre. Lorsque nous nous sommes présentés au douanier, ce dernier nous demande quelle est notre destination. Nous lui indiquons que nous allons à Tandil, à environ 1500 kilomètres de là. C’est alors que le douanier nous explique qu’il est vétérinaire des chiens des douaniers de Tandil et qu’il a été appelé en renfort pour un mois à la frontière de Púcon! On lui parle alors des parents de Célina (notre fille Argentine), pour voir s’il les connaît et effectivement, il connaissait le papa de Célina! Il nous a donc donné son numéro de téléphone et nous  a demandé de le contacter lorsque nous serons arrivés à Tandil! La visite du camping car s’est donc résumée à une conversation avec le douanier et hop, le papier était signé et nous pouvions rentrer en Argentine!

Puisque nous étions dans un parc national, nous avons fait 10 kilomètres de piste avant de retrouver une route goudronnée! Les paysages depuis, sont magnifiques. Nous avons visité San Martin de Los Andes et sommes arrivés aujourd’hui à Bariloche. Nous avons fait une partie de la route sous une averse de neige. Il faisait vraiment très froid. le vent est désormais omniprésent. Nous rentrons dans le vif du sujet concernant le climat! Nous avons choisi la sécurité et acheté des chaînes pour notre El Patron!

Nous sommes contents d’avoir loué une maison pour les deux nuits à venir car le froid devient vraiment trop prégnant! Quatre murs et un bon chauffage nous suffisent pour nous ressourcer!

La frontière Argentine:

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San Martin de Los Andes:

Notre route du jour:

Arrivée à Bariloche:

L’Amérique, une culture qui nous est bien étrangère

En parcourant le Chili, nous avons été témoin d’un spectacle qui nous navre et ce à de maintes reprises. Le continent Américain, en est encore à faire la publicité pour tout ce qui est pesticide, semences génétiquement modifiées… ce qui explique une nourriture à des lustres de nos habitudes alimentaires. Il nous tarde de pouvoir à nouveau savourer nos produits locaux, nos fruits et légumes bio. C’est en partant que l’on se rend compte des trésors que l’on a chez soi!

Púcon et le volcan Villarica

Nous sommes enfin arrivés dans le sud du Chili. Les paysages deviennent beaux et l’attraction à Púcon est un volcan nommé Villarica dont la particularité est d’avoir un cratère de lave visible en son sommet. Michaël, Louanne et Marie ont donc décidé de faire cette expédition. Départ à 6h30 du matin pour une ascension de plus de 5 heures, dans la neige, au vent et sous un froid de canard! Pour ma part, j’étais bien au chaud avec Nell dans une maison louée pour l’occasion avec un poêle à bois…

Revenons à nos courageux explorateurs qui de leurs dires on fait la randonnée la plus difficile jamais vécue jusqu’à présent! Mais quelle récompense de pouvoir admirer ce magnifique magma en fusion! Pour couronner le tout, le volcan avait décidé de ne pas fumer ce qui est à priori rarissime… les petits chanceux. Mais pour Marie le pire était à venir. La descente était en pelle à luge ou plus familièrement appelé au Chili: « Proteccion de culo ». Sauf que le point faible de Marie est le coccyx… depuis Marie a arrêté de sauter dans tous les sens…elle est beaucoup plus calme… au moins pour quelques jours! Vous trouverez les vidéos sur notre compte Facebook en public.

A ce stade du voyage, la neige commence à s’inviter sur notre parcours.

Valparaiso

Valparaiso est une ville portuaire du Chili, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Lorsque vous visitez cette ville, vous vous promenez dans ce qu’ils appellent « un musée à ciel ouvert ». Cela vient du fait qu’il y a de nombreuses peintures sur les façades des maisons. Pour aller dans les hauteurs de la ville, vous empruntez des funiculaires tout bringuebalants. Nombre d’entre eux sont en cours de rénovation…il était temps! Cette ville est aussi réputée pour sa délinquance lorsque l’on est touriste! Nous l’avons donc juste visitée pendant la journée et nous sommes repartis pour la nuit sur une station service à une dizaine de kilomètres de là.  Pour ceux qui connaissent le quartier du Panier à Marseille, nous avons trouvé certaines similitudes. Nous sommes toujours aussi surpris de voir autant de masures et de délabrements mais ça, je pense qu’on ne s’y fera jamais… Nous avons eu la chance de parcourir cette ville sans la pluie car dès le soir et le lendemain, ce fut le déluge!

Santiago du Chili

Nous voilà donc en pause à Santiago depuis bientôt une semaine. Nous avons retrouvé un peu de confort, d’internet et avons même pu suivre les élections présidentielles en direct! Ca fait du bien.  Nous avons fait des Skype avec la famille, la maîtresse de Nell ainsi que son professeur de tuba: Jérôme. Nous sommes dans l’attente d’une probable proposition de reprise pour notre camping car. Nous devrions savoir ça aujourd’hui ou demain. Michaël et Louanne ont sillonné les rues et les magasins susceptibles d’être intéressé par un camping car. Au final, nous avons une touche avec un commerçant qui loue des camping car américains. Il n’en avait pas besoin mais en voyant El Patron, il a montré de l’intérêt. Il fait les démarches auprès des douanes Chiliennes afin de connaître le montant des impôts à rajouter au prix et nous fera une proposition. Si cette proposition, nous permet  de subvenir financièrement aux frais pour la fin du voyage, ce sera banco!

En attendant, nous avons un peu visité les parcs de la ville, la plus haute tour ainsi que le plus grand centre commercial de toute l’Amérique du sud. En voici quelques photos. Mais comme dans beaucoup de villes, il n’y a pas vraiment de centre historique au sens où nous l’entendons en Europe. Il y a quelques beaux édifices par-ci par-là au gré des rues.

La même vue, avec un zoom différent par un jour lambda et après la pluie!

Une petite pause au Chili

Voici plusieurs jours que nous roulons dans un environnement somme toute monotone. Nous venons de repasser la frontière du Chili pour aller à Santiago. Notre objectif est de vendre le camping car, mais les démarches administratives sont loin d’être faciles! Les gens sont intéressés mais veulent qu’El Patron soit déjà avec une plaque Chilienne et qui dit plaque Chilienne dit faire l’importation définitive et payer bien sur les impôts inhérents à l’importation. C’est là que ça se gâte car il faut faire ces démarches auprès des douaniers qui sont du secteur public mais qui font chacun leur propre tarif et qui ne sont pas d’accord entre eux sur la procédure à suivre et les papiers à fournir…mais à part ça, il paraît que c’est possible…c’est déjà ça. Sinon, je disais qu’il devenait compliqué de rester dans le camping car pour le moment. La première raison est que les températures commencent ont bien chuter. Vous me direz: » Et alors…vous avez le chauffage! » et nous vous répondrions que oui mais…. depuis le Pérou, nous n’avons pas pu recharger notre tank de gaz car en Bolivie ce n’était pas le même système qu’au Pérou. Déjà, nous avions du faire une pièce sur mesure. Mais bon, nous étions plein. Cela ne nous a donc pas fait défaut en Bolivie, ni au Chili. Lorsque nous sommes passés en Argentine, ça c’est corsé. Il est devenu impossible de recharger le tank. Comme nous ont si bien expliqué les Argentins: « tu oublis! ». Il a donc fallut acheter une bouteille et la connecter…mais ça vous le saviez déjà. Donc difficile d’avoir du chauffage, de l’eau chaude. De plus, comme nous avançons dans la saison et plus vers l’hiver (hémisphère sud oblige), la plupart des campings sont désormais fermés. Il n’est pas non plus évident de se recharger en eau, ça dépend beaucoup du pays où l’on se trouve et de la région. Comme nous avons traversé de nombreuses régions désertiques, l’eau étant comptée et même coupée à certains moments de la journée, il n’a pas toujours été évident de se recharger. Troisième point et non des moindres… voyez-vous à cinq, le linge s’accumule vite, sauf que depuis la Bolivie toujours, il n’existe plus de laverie automatique et les pressings sont très chers. Nous avons donc un bon 20 kilos de linge à laver! (Nous l’avons bien fait 2 fois à la main!) Et enfin, depuis le Pérou, l’internet se faisait rare. Nous ne trouvons plus de wifi en libre accès ou tellement lent que rien n’est possible. Donc le tout cumulé fait que nous venons de louer un appartement pour une semaine, avec toutes les commodités: eau chaude, eau à volonté mais pas potable (faut pas rêver!), internet, machine à laver, sèche linge et peut être même en prime un tremblement de terre. Les gens n’arrêtent pas de nous mettre en garde! La semaine dernière, les Chiliens en ont vécu de 6,8 et à priori, ils attendent des répliques! Charmant…non?!

Pour autant, la frontière Chilienne fut du gâteau! Tout le monde nous disait que c’était une frontière très compliquée avec fouille intégrale du camping car, qu’il fallait s’attendre à y passer entre 5 et 8 heures…mais ça c’était sans compter avec notre bonne étoile. Déjà, nous n’y étions pas en pleine saison. Et puis lorsque l’agent chargé de la « revision » est entré dans le camping car, il s’est rapidement plaint de sont doigt. En effet, il était tout noir. Il avait pris un coup sur l’ongle. Alors direct, je lui dis qu’il fallait percer l’ongle pour que le sang sorte et que la pression diminue. Il ne connaissait pas la manip! Il nous a demandé de le faire. Mic a fait chauffer l’aiguille et lui a percé l’ongle…ça j’aurai pas osé! Il était tellement soulagé de ne plus avoir mal, qu’il nous a laissé partir sans fouiller le camping car de fond en comble! Voilà, ça fait partie des petites histoires de notre voyage mais qui nous aurons bien fait rire!

Côté Argentine:

Côté Chili: