Ticos et Mexicanas

Le Panama sera synonyme d’une belle rencontre avec une famille du Costa Rica et un peu plus tard d’une famille de Mexicains. Quel plaisir de se poser, de prendre le temps de rencontrer des voyageurs, de partager un bout de vie. Nous avons passé 3 jours ensemble. Au programme: piscine, plage, repas, partie de jeux entre les enfants et mémorable partie de bowling à 14! C’est toujours dur après de se quitter! Une petite panne de camping car et nous voilà avec 6 enfants! merci à Bruno, Minnie, Ian, Kay, Lara et aussi Jorge, Jorge, Andrea, Laura…

Départ de l’Amérique Centrale

Alors où en étions nous? Ah oui,  ce sentiment très partagé sur Panama, qui s’est confirmé par la suite. Au Panama, il n’y a pas de juste milieu et ce à tous les niveaux: les gens, les villes, le climat. Nous avons rencontré des gens qui vivent à Panama et qui nous ont confirmé ce ressenti.

Nous sommes donc arrivé à Panama city pour faire l’inspection du camping car par la douane afin qu’il puisse être chargé sur un bateau container. Il fallait arriver à 7h du matin, ouvrir le moteur pour qu’il refroidisse… bref à 9h30 c’était bouclé…rapide! Puis nous recevions le document attestant de la conformité du véhicule à 14H, sauf qu’à 14H, nous avions un RDV pour payer le transport du camping car.  Nous avons donc appelé notre contact pour décaler le rdv mais ce n’était pas possible et elle nous assurait que nous pouvions retirer notre document jusqu’à 16h30. Nous voilà parti pour la marina de Panama afin de payer le transport du RV. Les moeurs des Panaméens sont plutôt particulières. Notre contact qui était Téa, nous a donné RDV dans un bar de Yacht club pour payer en liquide…là déjà on se dit c’est louche. Nous avons retiré la somme en liquide, nous avions les poches pleines de billets de 20 dollars !!!! Arrivé à 14H, en fait il y avait 2 endroits portant presque le même nom. Nous nous présentons au premier, demandons Amy, la fille de Téa, personne ne la connaît puis on nous dit du bout des lèvres, que le RDV ne doit pas être ici mais à 10 minutes en voiture au bout de la marina. Nous voilà parti… arrivé sur place, on nous dit que ce n’est pas là et que c’est forcément là où nous étions précédemment…. vous suivez toujours!! Bien sûr sous une chaleur digne d’un mois de janvier ce qui signifie que l’on transpirait à grosses gouttes! Je vous épargne le reste. On retourne au 1er RDV, l’heure tourne pour aller chercher le document de la douane qui est en plein centre de Panama. Je précise que la circulation est catastrophique, ce qui ne facilite pas les déplacements. A cette étape, nous n’arrivons plus à joindre Téa par téléphone, ni sa fille…silence radio. Nous décidons alors de faire 2 groupes. Un qui va chercher le document à la douane: Michaël et Louanne et un qui reste au yacht club pour espérer voir la fille de Téa et payer le transport du RV. Je reste donc avec Nell et Marie. Nous profitons d’internet pour envoyer des mails et demander des explications à Téa. J’arrive à la joindre, elle me dit que sa fille était au RDV mais qu’elle ne nous a pas vu (le camion fait 10 mètres…). Elle me dit que sa fille va repasser dans la nuit! Pas possible car ce soir nous sommes attendus à Colon pour déposer le camping car le lendemain, au port, aux aurores. J’arrive à négocier, le fait qu’elle revienne avant! 2 heures plus tard, Michaël arrive, il a eu son document mais y a laissé un clignotant. Les bureaux de la douanes fermaient à 15h30 et ils y sont arrivés à 15h. Presqu’au même moment, la fille de Téa arrive! Nous payons la somme, elle nous donne un document sans entête d’entreprise, avec un minimum d’informations. Malheureusement, nous ne pouvons rien demander de plus. Les Panaméens sont capables de te laisser en plan s’ils se sentent froissés! Au final, nous avons payé, en espérant que cet intermédiaire fera bien son travail et qu’on aura pas la même somme à payer arrivé en Colombie!!! Pour ceux qui nous connaissent un peu, ça me rappelle vaguement la vente de notre maison! Nous voilà parti pour Colon qui se situe à 80 kms de là mais c’était sans compter sur les bouchons! Dans Panama city, nous avons fait du 1 km à l’heure. Nous avons fini par arriver à Colon à 20h, de nuit et là c’est le choc! Nous découvrons une ville comme jamais j’en ai vu, des bidons villes de partout, des gens de tous les âges dans la rue, des cris, de la musique… un sentiment de totale insécurité. Un hôtel est réservé pour Marie, Nell et moi car nous n’avons pas le droit de nous présenter au port. Seul Michaël et Louanne peuvent y aller. Il nous avait été dit que nous aurions un hôtel avec parking sécurisé 24h sur 24h. Le problème est que nous fonctionnons encore avec les standards Européens. En Amérique Centrale, un parking sécurisé veut dire, un bout de terrain grillagé avec un gardien qui porte un fusil à pompe! Michaël et Louanne dorment dans le camping car pour être à 7h au port. Une fois encore nous nous séparons. Concernant l’hôtel, heureusement, il est tout à fait convenable! Nous ferrons l’école et attendrons le retour de Michaël et Louanne. Ils reviendront à 11h30. Ils ont pu déposer le camping car, ils ont fait de nombreux bureaux, attendus mais ça a payé. Nous voilà donc reparti pour Panama city, en bus puis en taxi pour un hôtel, jusqu’à 2h du matin puisque nous nous envolons pour les îles Galapagos demain à 5h! Quand je vous disais que ces deux journées furent fortes en rebondissements! Vivement les vacances!

Panama côté pile et face:

La circulation à Panama:

Colon, son parking sécurisé et ses alentours:

Le pont des Amériques:

Le Panama tout blanc ou tout noir!

Et bien le Panama n’est pas de tout repos, surtout un week-end. Nous avons rencontré sur la route pour nous rapprocher de Panama City, une famille d’Argentins. Comme nous allions presqu’au même endroit pour la nuit, nous les avons suivi car eux connaissaient bien les lieux pour y avoir déjà passé un mois. Nous voilà donc engagé en direction de la plage, vers une place connu d’Ioverlander (un site dont les voyageurs se servent pour savoir où dormir). Plus ça allait et plus la route était étroite mais nous passions! Arrivé à 100 mètres de notre destination, nous avons été arrêté par un policier fou furieux d’avoir du laissé passer les Argentins et qui lorsqu’ils nous a vu a explosé de colère! Ce sont des termes fort élégants pour expliquer la situation!!! Il nous a donc obligé à faire demi-tour, a aboyé sur les propriétaires du terrain qui étaient d’accord pour nous accueillir et les passants! Bref après, ça a été une belle galère pour trouver un endroit car tout le monde craignait la police. Au final, nous avons pu nous mettre sur un parking de restaurant en jurant de repartir pour 8 heure le lendemain. Le soir, les militaires sont repassés, le propriétaire du bar a dû s’expliquer sur notre stationnement. Les voyant partir, nous nous sommes dit que nous allions pouvoir passer une bonne nuit. C’était sans compter sur la population locale qui dès 5h du matin un dimanche voulait rentrer à l’endroit où nous étions pour aller à la plage. J’ai omis de dire que c’était une famille avec des enfants en bas âge. Le gardien n’a rien lâché, les militaires sont revenus et nous avons quitté les lieux à 7h50! Nous passons aujourd’hui la journée dans un RV park, loin de l’océan et tenterons notre chance à nouveau demain. L’accueil au Panama est très mitigé. Soit ça se passe bien et les gens sont adorables, soit la personne ne supporte pas les étrangers et là c’est très virulent!

Bref, nous en profitons pour astiquer le camping car avant de le mettre sur le bateau, Michaël fait des réparations et les filles nous aident et profitent de la piscine. Souhaitons que la suite se passe mieux!

La frontière du Coasta Rica et de Panama:

La frontière du Panama

Quand tu tombes sur le poste de frontière le « plus pommé au monde » et tenu par 2 personnes faisant un concours de celui qui sera le plus désagréable! Et bien tu passes 3h à la frontière. Les ingrédients sont simples: avoir des préjugés sur les Européens, ne pas savoir lire un mot d’anglais, te balader d’un bureau à l’autre pour signer 3 papiers. Demander des photocopies de photocopies, te faire reculer le camping car alors que les policiers t’ont demandé d’avancer!… Bref un régal!

Sur Maps me, il était indiqué que nous avions 190 km à faire avant notre destination du jour depuis le Costa Rica et 4h30 de trajet. Et bien, devinez quoi en comptant le passage de la frontière, nous aurons mis presque 8h! Mais l’arrivée au Panama et à notre destination sur l’immense plage de Las Lajas, au coucher de soleil, valait bien le détour! Les paysages étaient superbes, l’eau est moins à 25 degrés, donc pas besoin de vous dire que se baigner est assez simple! Demain, nous nous serons à quelques kilomètres de notre destination finale à savoir Panama City où nous y resterons jusqu’au 16/01! Nous n’avons plus que 6h de décalage horaire avec la France.

1756 kilomètres plus tard

C’est rassurée que je vous écris du sud du Costa Rica (San Vito). Après avoir pris la décision de prendre la route pour traverser l’Amérique Centrale, je vous avouerai que j’ai passé quelques jours dans la peur. Cette avis n’était pas partagé par le reste de la famille (je confirme, Michael) mais lorsqu’on vous prévient au Belize qu’il faut faire attention à ses enfants et toujours les avoir sous la main et à l’oeil, sous peine de se les faire enlever pour des trafics d’organes ou pour l’esclavagisme sexuelle, il n’en fallait pas davantage pour que j’angoisse! J’ai donc « imposé » des mesures de sécurité et je n’étais pas des plus zen… Nous avons donc pris l’option de juste traverser le Guatemala, le San Salvador, le Honduras, le Nicaragua et Costa Rica. Nous avons roulé des journées entières. Bien sûr, nous sommes aussi pressés par le temps car nous devons être au Panama le 17/01 pour mettre le camping car sur le bateau en direction de la Colombie. Nous avons été frappé par les versions des voyageurs croisés sur notre chemin et ce que nous avons vu des pays. Comme quoi, il est indispensable de se faire sa propre opinion. Les routes ont été tantôt désastreuses, tantôt extra. Le Salvador et le Nicaragua ainsi que le Costa Rica mériteraient franchement de s’y attarder. Le Honduras est frappant par sa pauvreté. C’est choquant de voir les préoccupations de ces gens à mille lieux des nôtres. Je ne voulais pas passer pour quelqu’un de riche mais en traversant ces pays on se rend compte, qu’il ne peut pas en être autrement. Ce voyage aura le mérite de nous faire réfléchir sur notre condition. La chance que nous avons déjà d’être nés dans un pays comme la France, notre rapport à l’environnement. La France est très avancée en matière de « développement durable », d’environnement. Mais vu ce que nous pouvons voir en traversant les pays, on se dit que l’Europe est un grain de poussière et que ce n’est pas à notre niveau, que l’on pourra changer quelque chose pour l’avenir de la planète. Au mieux, l’Europe sert d’exemple…

Nous sommes confrontés à des cultures très différentes, le rapport à la femme, la sécurité. Chaque station service, banque…est gardée par un homme avec un fusil à pompe… Voilà, depuis le Costa Rica, nous retrouvons une vie plus occidentale et bien plus sécurisée. Demain, nous traversons la frontière du Panama. La traversée des frontières est toujours une aventure. Au Honduras, lorsque nous avons voulu enregistré le RV, l’administration n’avait plus d’électricité depuis la veille! On y passe en moyenne 2H à chaque fois.

Quelques photos: Le Belize

Le Guatemala

Le San Salvador

Le Honduras

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Le Nicaragua

Le Costa Rica

Il nous reste maintenant 541 Kms pour nous retrouver à Panama City!

Guatemala, nous voilà!

Après avoir cherché un bateau depuis le Belize pour arriver à Cartagène en Colombie, nous avons renoncé vu le prix absolument exorbitant. Nous avons donc pris la route ce matin et nous sommes présentés à la frontière à 8h15. Nous avons fait les formalités en 1h30. Nous avons demandé pour l’assurance du camping car, comme à chaque pays mais le douanier, nous a dit que ce n’était pas obligatoire. Il y a donc fort à penser que si nous avons un accident, la personne d’en face ne sera pas assurée! Nous avons aussi changé notre fusil d’épaule pour la traversée du Guatemala. Sur les conseils de Michella et José de Clarissa Falls Resort, nous prenons la route de l’est et nous arrêtons à Rio Dulce. La route est sûre et notre pause est dans une marina avec piscine, ça fait du bien à tout le monde. La vie est assez chère mais ça reste abordable! Demain, nous serons à la frontière pour le Salvador que nous franchirons après demain. Notre objectif est de rejoindre au plus vite la route du Panama et de traverser aussi très rapidement l’Amérique Centrale pour 2 raisons: la sécurité et les 2800 kms à faire pour arriver à Panama pour le bateau! Les paysages sont très beaux mais il faudra attendre un peu pour les photos, la connexion internet n’étant pas suffisante!

Les pyramides de Tikal

Dimanche 1er Janvier 2017. C’est décidé, nous partons pour la journée au Guatemala pour visiter Tikal. Départ à 7h30. 20 minutes de voiture jusqu’à la frontière du Guatemala, passage de la frontière à pieds et prise en charge par Marco (un Guatémaltèque) pour aller jusqu’aux pyramides à 1h45 de là et visiter ce site. Nous avons pris le parti du tour operator pour éviter de prendre le camping car. Nous passerons la journée sur le site. C’est magnifique. La nature est splendide, nous avons marché environ 9 kms dans la journée et le site n’est découvert qu’à environ 25% sans que tout ne soit sortie de terre. On devine de nombreuses collines qui en fait cachent des pyramides.

Nous avons découvert de nouveaux panneaux de signalisations:

Une faune et une flore extravagante:

Le Guatemala exploitait jusqu’en 2012 la sève des arbres pour en faire des chewing-gums, en faisant des entailles dans les arbres. Un peu comme nos résiniers dans les Landes! La fabrique a fait faillite suite à des malversations. Ils mettaient des pierres dans les sacs de gommes pour augmenter le poids. Mais tout a une fin. C’est dommage, la gomme naturelle est autre chose que nos chewing-gums industriels!

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Une belle façon de commencer l’année!