Le piment de México!

Rester un moment dans une ville a des avantages. Cela permet de mieux comprendre son fonctionnement. Grâce à Lucie, nous avons déjà été mis au courant des us et coutumes de ce pays, que nous n’aurions même pas soupçonnés. Pour vous donner un échantillon: aux stations services quelqu’un vous sert, il a l’uniforme de l’entreprise mais en fait il n’est pas salarié et vit du pourboire que vous lui laissez. Il en est de même pour le personnel qui met en sachet vos courses à la caisse du supermarché, ou de la personne qui vous aide à vous garer. Bref, il est indispensable de toujours avoir quelques pesos en poche.

Tous les jours, on entendait quelqu’un crier dans la rue, ce matin, en allant chercher le pain, j’ai vu un homme pousser un caddie  avec d’énormes sacs sur le côtés, en fait c’est lui qui ramasse vos poubelles. Vous l’entendez alors crier « basura ». Vous lui descendez la poubelle avec…une petite pièce! Il se chargera de faire le tri sélectif pour en faire un petit profit.

Aujourd’hui, nous avons aussi vécu notre 1ère « mordida ». En allant faire du tourisme en voiture, nous avant tourné à un endroit interdit. Pour notre défense, nous n’avions pas vu le panneau. Par contre la « police transit » nous a vu, elle! Elle nous a demandé de nous garer sur le côté, papier de la voiture et explication de l’infraction: immobilisation de la voiture, 2800 pesos d’amende. Après des explications, nous excusant, le policier nous explique qu’il nous fait une ristourne de 50%, nous étions donc à 1400 pesos et passait sur le retrait de la voiture. Puis quelques instants plus tard, nous étions à 700 pesos. Au final, nous avons payé 500 pesos que nous avons donné au policier en lui serrant la main car, il  ne fallait pas que cela se voit! J’avoue que ces moeurs me mettent hors de moi. La corruption m’insupporte, les policiers ne sont pas synonymes de sécurité mais de peur et de racket. Ils vous tiennent en otage.

Un autre point, que nous avons testé pendant l’hospitalisation de Nell: si jamais vous dépassez l’horaire de stationnement, vous aurez un sabot au pneu de votre voiture et alors, il vous faudra aller dans une banque payer l’amende et donner le reçu à l’agent dans la rue, lorsqu’il voudra bien passer, qui appellera un autre agent pour retirer le dit sabot!!!

J’oubliais un fait qui ne nous est pas familier. Nous avons perçu cette semaine notre 1er tremblement de terre. Non pas qu’on l’ai vraiment senti. Nous étions en train de manger et avons été alerté par les chiens du quartier qui se sont mis à aboyer et hurler. Nous avons alors regardé l’eau dans la bouteille sur la table, qui tremblait. Cela fait bizarre et nous rappelle, une fois de plus, à quel point l’homme est vulnérable sur cette terre. Mais je vous rassure, cette secousse faisait partie des 13000 qui surviennent chaque année à México.

J’espère ne pas avoir d’autres anecdotes à vous raconter car elle ne sont pas toutes drôles à vivre!

2 commentaires sur « Le piment de México! »

  1. J’ai l’impression de lire un scénario de film…. malheureusement ne serait-ce pas les conséquences d’une mauvaise réparation des richesses provoquant des écarts dans la population, des inégalités, et la pauvreté conduisant alors à ce type de pratique…???

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